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Le Surréalisme en Belgique (1924-2000)

Du 17 mars au 19 août 2007 : Le Surréalisme en Belgique (1924-2000) fut la première exposition de prestige au sein du tout nouveau musée montois.

La Province de Hainaut fut le centre d'une activité surréaliste importante, lieu d'existence du groupe Rupture, né à La Louvière en 1934, puis du Groupe surréaliste de Hainaut fondé à Mons en 1939. Si le groupe surréaliste de Bruxelles fut le plus actif et le plus renommé, nombre de ses membres, René Magritte, Louis Scutnaire, Paul Colinet, Paul Magritte… étaient bel et bien d'origine hainuyère.

Il était donc naturel que la Ville de Mons organise dans un BAM entièrement rénové, une manifestation d'ampleur consacrée au Surréalisme en Belgique rassemblant près de 500 œuvres et documents… Placée sous le commissariat de Xavier Canonne, cette exposition, dont le catalogue se base sur sa thèse soutenue en Sorbonne (Paris I) en 2002 et publié par le Fonds Mercator, ont présenté le rassemblement le plus complet d'œuvres et de documents concernant le surréalisme en Belgique.

Celle-ci s'est déclinée en trois parties :

  • 1924-1945 : section consacrée à la création du premier groupe surréaliste, aux revues surréalistes telles que Œsophage, Marie…, aux divergences entre le groupe de Bruxelles et celui de Paris et à la création du groupe surréaliste hennuyer Rupture mené, entre autres, par Achille Chavée et Fernand Dumont.

  • 1945-1962 : section consacrée au renouveau de l'activité surréaliste après l'occupation de la Belgique, à la nouvelle façon de peindre de René Magritte, à sa " période vache ", à la découverte d'artistes tels que Marcel Marïen, Rachel Baes ou Jane Graverol, au rapprochement avec le Communisme.

  • 1962-2000 : section consacrée à l'apparition de nouvelles personnalités telles que Tom Gutt, André Stas… témoignant de la persistance de l'état d'esprit surréaliste, perpétuant tracts et publications.

Afin d'utiliser au mieux le nouvel outil muséographique, des projections cinématographiques et des conférences ont été organisées autour de cet événement.

En liaison directe avec cette exposition, une rétrospective consacrée à l'artiste surréaliste Armand Simon a été présentée sur le site des anciens abattoirs. Le "solitaire de Pâturages " encore trop méconnu du grand public retrouvera, ici, toute sa légitimité au sein d'une exposition d'envergure internationale. Durant ses études à l'Athénée royal de Mons, il se lie d'amitié avec deux autres futures figures de proue du surréalisme belge ; Achille Chavée et Fernand Dumont.

En 1923, il découvre Les Chants de Maldoror d'Isidore Ducasse, plus connu sous le nom de Lautréamont, dont il réalisera le pendant graphique quelques années plus tard. En 1936, entouré de ses amis Chavée et Dumont, Simon adhère au groupe surréaliste hennuyer Rupture. Ami de René Magritte, Raoul Ubac, Christian Dotremont, … Armand Simon illustrera d'autres grands noms tels que Céline ou encore Achille Chavée. La Ville de Mons se devait donc de célébrer cet artiste discret et ce, dans la lignée du Centre culturel de Colfontaine qui célébra en 2006 le centième anniversaire de sa naissance. De nombreux dessins appartenant, notamment, aux collections muséales montoises (possédant plus de 1.000 œuvres de l'artiste), aux collectionneurs privés ainsi que quelques écrits et objets de Simon ont été présentés dans la Grande Halle des anciens abattoirs. Notons également que ce choix n'est pas anodin puisque le site anciens abattoirs, autre lieu culturel montois incontournable, a également bénéficié d'un important financement européen " Phasing Out " et présentera au grand public des expositions en étroite liaison avec les collections muséales montoises.

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